GALERIE LE PASSEVITE, LISBONNE
J-3
Photographie, peinture & chanson
VERNISSAGE : samedi 29 novembre, 18h00
Cette exposition est pour moi un moment d'émotion particulier.
En effet, je n'ai plus exposé mes peintures (dessins, collages) depuis trois décennies.
Un peu d'histoire, si vous voulez :
Après un parcours commencé au Grand Palais (Paris) avec le Salon de la Jeune Peinture, puis au Salon de Montrouge, à la fin des années 80 et début 90, mes peintures et dessins ont été soutenues successivement par trois galeries parisiennes (A.V.M. (Montmartre), Point Rouge (Rue de Penthièvre) et Laurent Teillet (Rue Mazarine), avant que je ne me dirige vers d'autres recherches personnelles.
Jeunesse de l'âme et ses tourments... J'ai brûlé la quasi totalité de mes peintures, pour repartir du début avec d'autres moyens, d'autres recherches. L'écriture, la photographie et la chanson.
Cependant, je n'ai jamais posé les pinceaux, ou plutôt la colle, les papiers déchirés, l'encre de Chine et la peinture. Dès lors, sans montrer mon travail.
J'avais un très vieux rêve, depuis mon adolescence : lier mes quatre pratiques naturelles (peinture, photographie, écriture, chanson), commencées à peu près en même temps autour de mes quatorze ans, en une seule. On dit, dans la culture des arts martiaux traditionnels japonais, que "le sabre et les lettres ne font qu'un"... Un sagesse qui passait ici pour du charabia.
Dans une société où il faut être vétérinaire ou dentiste ou cosmonaute ou apiculteur ou contrôleur des impôts, ou la poésie c'était l'affaire des glandeurs du dimanche, l'aventure s'engageait mal et le grand projet devait rester secret, sous peine de passer pour un Don Quichotte qui croit à ses illusions.
Or la pratique artistique était d'emblée vitale. Comme respirer, manger, boire est vital. Alors, j'ai dû passer par les fourches caudines de la vie de bohème, sans jamais considérer comme un effort le travail considérable d'apprentissage que cela demandait.
Et puis, après un parcours sinueux entre littérature, photographie et chanson (là encore, quelle différence?), les encouragements d'Adélaïde Bergonier qui a décidé de soutenir mon travail en créant une galerie en ligne (www.ab-originalart.com), et la complicité de mon plus vieux frères d'âme artistique Mathieu Sodore, le rêve prend forme dans le réel, quasi s'y confondant, avec cette exposition qui commence par un vernissage et s'achève par un récital.
Ce sera samedi à Lisbonne.
Et bien entendu, j'espère pouvoir réitérer la chose ailleurs, en Espagne et en France. Et quand j'espère, je ne lâche pas facilement. À bons entendeurs ;)
à suivre...
O.D
